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De quoi il s’agit

Cet article traite de :

Quand la consommation d'alcool devient problématique
Facteurs pouvant conduire à des habitudes de consommation
Mesures à prendre pour réduire votre consommation d'alcool

Comment ça aide

Cette ressource peut vous aider à :

Gérer votre consommation d'alcool
Aider une autre personne qui pourrait avoir des problèmes de consommation
Comprendre votre relation avec l'alcool

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Que nous utilisions l'alcool pour essayer de faire face aux problèmes de notre vie ou que nous soyons pris dans une culture de consommation excessive, il est facile de tomber dans l'abus d'alcool. Nous n'avons pas besoin d'en boire tous les jours ou de se saouler régulièrement pour que cela devienne un problème.

L'alcool fait partie de chaque occasion sociale, des célébrations aux rencontres informelles. Nous buvons pour toutes sortes de raisons, pour nous détendre, passer un bon moment, ou pour nous joindre à nos amis. Et si nous nous sentons inquiets, déprimés ou seuls, il est tentant de prendre un verre en pensant que cela nous aidera à nous sentir mieux.

Il est vrai que lorsque nous sommes stressés ou déprimés, l'alcool en petites quantités peut nous détendre ou nous donner un coup de pouce temporaire, mais en boire trop conduit à une descente encore plus difficile. Aussi, l'alcool est tellement accepté socialement qu'il est facile d'oublier qu'il s'agit d'une drogue addictive. Compter sur l’alcool peut ruiner votre santé physique et émotionnelle, endommager vos relations et perturber votre travail et d'autres aspects de votre vie.

Si vous buvez pour vous sentir mieux, les faits sont alarmants. La plupart d'entre nous sont conscients des risques pour la santé physique liés à une consommation excessive d'alcool, mais la dépendance à l'alcool a également un lourd impact émotionnel et psychologique: elle peut aggraver des problèmes tels que la dépression et l'anxiété, et jouer un rôle dans l'automutilation et dans plus de la moitié de tous les suicides.

Ça peut vous prendre par surprise

On entend beaucoup parler des directives gouvernementales concernant la consommation d'alcool responsable, mais l'alcool a des effets différents sur les différentes personnes, ce n'est pas seulement une question de quantité que vous buvez. D'autres facteurs entrent en jeu, tels que votre taille, votre sexe, votre ethnie, votre état d'esprit, votre habitude de boire, ce qui se passe autour de vous et dans votre vie à un moment donné.

Au Canada, beaucoup d'entre nous souffrent de problèmes liés à l'alcool. Vous n'avez pas besoin d'être physiquement dépendant de l'alcool, ni même de boire tous les jours, pour que l'alcool cause des problèmes dans votre vie, et cela arrive souvent progressivement sans que vous vous en rendiez vraiment compte.

Qui est à risque?

Si vous avez des antécédents familiaux de problèmes liés à la consommation d'alcool, ou des problèmes de santé émotionnelle et psychologique tels que la dépression ou l'anxiété, vous pouvez être plus susceptible de développer un problème d'alcool. Mais il n'y a pas de raison simple pour expliquer pourquoi certaines personnes sont plus sujettes que d'autres: c'est une combinaison de votre génétique, de votre origine, de votre propre état émotionnel et des événements de la vie, ainsi que du fait que certains d'entre nous peuvent avoir une personnalité plus addictive que d'autres.

Prises de parole publique 

Un certain nombre de célébrités ont décrit comment leurs tentatives « d'automédication » pour des problèmes de santé émotionnelle ont abouti à des problèmes d'alcool et de drogue.

La chanteur pop Robbie Williams, dans un documentaire de la BBC en 2006, a déclaré que la dépression et la faible estime de soi l'ont poussé à prendre un cocktail de drogues et d'alcool, mais que: « La coke me donnait des tics et l'alcool me rendait simplement malade. »

Dans le même programme, le comédien Tony Slattery a parlé de ses efforts « d'automédication » pour le trouble bipolaire en utilisant de fortes doses d'alcool et de narcotiques. Il buvait deux bouteilles de vodka par jour. Le résultat a été une grave dépression nerveuse, alimentée par une consommation massive d'alcool et de cocaïne. Avant de tomber malade, il a déclaré: « Je ne buvais pas excessivement et je ne prenais aucune substance prescrite ou non prescrite. Chez moi, la dépression est arrivée avant l'abus de substances. »

Mais l'alcool vous fait vous sentir bien

Oui, cela peut arriver, temporairement, surtout après un ou deux verres. Beaucoup d'entre nous boivent parce que l'alcool nous fait nous sentir détendus, heureux et confiants, surtout dans les situations sociales.

En réalité, l'alcool n'est pas vraiment un stimulant, bien qu'il puisse donner cette impression en supprimant les inhibitions. C'est en fait un dépresseur, qui ralentit le cerveau et le système nerveux central. Ainsi, après l'effet stimulant, on éprouve inévitablement une baisse d’énergie.

Se sentir mal et prendre un verre?

Si vous prenez un verre lorsque vous vous sentez déprimé, vous n'êtes pas seul: les recherches montrent que cela concerne environ un tiers d'entre nous. Dans notre société, prendre un verre est une façon acceptée de se remonter le moral.

Mais bien que l'alcool puisse soulager les sentiments négatifs ou les atténuer à court terme, il épuise les neurotransmetteurs chimiques du cerveau tels que la sérotonine, qui luttent contre l'anxiété et la dépression. Vous pouvez donc finir par vous sentir encore plus mal. Vous buvez ensuite davantage pour essayer de vous sentir mieux. Et vos problèmes sont toujours là le lendemain, avec une gueule de bois.

Ainsi, cette « automédication » est contre-productive et peut être particulièrement nuisible si vous souffrez de problèmes de santé émotionnelle et psychologique tels que l'anxiété ou la dépression. Si vous vous appuyez sur l'alcool de cette manière, vous devez essayer de comprendre les raisons sous-jacentes de votre consommation d'alcool et explorer d'autres façons de les gérer.

À votre santé!

Quelques minutes après avoir pris votre première gorgée, l'alcool est dans votre circulation sanguine, en route vers votre cerveau, où il provoque des réactions chimiques dans les cellules nerveuses: vous commencez alors à vous sentir détendu.

À mesure que vous buvez davantage, l'alcool commence à déprimer les parties du cerveau liées à l'inhibition et à la confiance en soi: vous vous retrouvez ainsi à parler davantage et à vous sentir plus à l'aise socialement.

Avec plus d'alcool, vos émotions deviennent exagérées. Vous pourriez commencer à ressentir de la colère, de l'agressivité, de l'isolement ou un excès de sentimentalisme. Vous commencez à parler d'une voix pâteuse, vos réactions ralentissent, il est difficile de se souvenir des choses et votre jugement s'altère. Vous pourriez commencer à vaciller ou à trébucher. Vous êtes vulnérable et n'êtes plus aux commandes. Et comme l'alcool peut empêcher la formation de souvenirs, vous pourriez ne vous rappeler de rien de tout cela demain.

Pression sociale

« Ce n'est pas amusant de sortir avec des amis et d'être la seule personne sobre. »

« On rit davantage après avoir pris quelques verres. »

« Mes amis penseront que je suis un perdant si je ne bois pas. »

Ces pensées vous semblent-elles familières? Lorsque tout le monde boit, il peut être difficile d'être le seul à ne pas le faire. Si vos amis ont l'habitude de vous voir boire ou le considèrent comme un signe de compétence sociale, ils peuvent avoir du mal à l'accepter ou du moins jusqu'à ce qu'ils aient eu le temps de s'y habituer.

Nous voulons tous être acceptés par nos amis, mais se détruire en buvant trop n'est pas la solution. Vous pouvez toujours être une bonne compagnie même lorsque vous ne buvez pas. Il s'agit de trouver des moyens de résister à la pression sociale sans forcément perdre vos amis.

Un dernier verre avant d'aller au lit?

Si vous vous sentez anxieux ou déprimé, il peut être difficile de s'endormir, alors vous prenez un dernier verre pour vous aider à trouver le sommeil.

Le problème, c'est que même si l'alcool vous aidera probablement à vous endormir, il ne vous offrira pas une bonne nuit de sommeil. L'alcool perturbe le cerveau et réduit le sommeil profond en mouvement oculaire rapide (MOR), nécessaire au « rétablissement » essentiel du corps. Ainsi, vous vous réveillez fatigué, incapable de fonctionner efficacement et vous vous retrouvez plus stressé, anxieux ou déprimé, ce qui affecte davantage votre sommeil. Mais il existe de nombreuses autres façons de vous aider à dormir qui ne nécessitent pas d'alcool.

Relations

Beaucoup de rencontres sociales commencent par « Puis-je t'offrir un verre ? », mais trop souvent elles se terminent par des disputes, de la violence et la rupture de relations, tous alimentées par l'alcool. Nous connaissons tous des personnes avec qui il n'est pas agréable de passer du temps lorsqu'elles boivent. L'alcool nous rend souvent en colère et sans inhibitions, nous cherchons donc les conflits et disons des choses que nous regretterons le lendemain matin.

Et bien que l'alcool puisse vous faire vous sentir séduisant, cela ne garantit pas une plus grande « force d'attraction ». Trop d'alcool nuit aux performances sexuelles.

Alors, quand la consommation d'alcool devient-elle un problème?

En bref, lorsque cela commence à affecter votre vie quotidienne. Même si vous ne buvez pas tous les jours, que vous ne vous mettez pas dans un état d'ébriété régulièrement, ou que vous pouvez boire beaucoup sans avoir la gueule de bois (ce qui est souvent le cas chez les gros buveurs), vous pouvez quand même avoir un problème avec l'alcool.

Vous avez probablement un problème avec l'alcool si vous avez besoin de boire pour vous sentir bien et que vous ne pouvez pas vous arrêter après un verre, ou si votre envie d'alcool vous empêche de faire d'autres choses, fait en sorte que vous vous comportez mal ou affecte vos relations avec les autres.

Si vous commencez à mentir sur vos habitudes de consommation d'alcool, à vous sentir coupable ou honteux, si votre consommation d'alcool inquiète vos amis et votre famille, si vous savez que l'alcool a un impact sur votre vie mais que vous continuez quand même à boire, il peut être judicieux de reconsidérer votre relation avec l'alcool.

Quand un « problème de consommation d'alcool » devient-il de l'alcoolisme?

L'alcoolisme a de nombreux points communs avec l'abus d'alcool, mais la grande différence réside dans la dépendance physique: lorsque vous et votre corps dépendez de l'alcool. Tout le monde qui abuse de l'alcool ne deviendra pas alcoolique, mais c'est un risque. Cela peut se produire progressivement ou après un événement stressant ou une période de votre vie.

Tout d'abord, votre corps commence à développer une tolérance à l'alcool, vous devez donc en boire davantage pour ressentir les mêmes effets. Deuxièmement, votre corps commence à dépendre de l'alcool et réagira en vous donnant des symptômes de sevrage si vous n'en consommez pas suffisamment. Cela peut inclure des tremblements, de l'anxiété, des nausées et des vomissements, de l'irritabilité, de la dépression, de la fatigue, de l'insomnie et des maux de tête. Vous commencez à avoir besoin d'alcool pour vous sentir « normal ».

Enfin, l'alcool devient votre patron, vous n'êtes plus aux commandes de votre vie. Vous dites que vous ne prendrez qu'un verre, mais vous finissez par en prendre beaucoup. Vous essayez d'arrêter de boire, mais vous n'y parvenez pas. Vous savez que cela cause des problèmes: santé, dépression, travail, relations, mais vous continuez à boire. Si vous vous reconnaissez dans tout cela, il est probablement temps de passer à l'action.

Mais que pouvez-vous faire à ce sujet?

Si vous vous inquiétez de votre consommation d'alcool, vous avez déjà fait la moitié du chemin. Une fois que vous avez accepté que vous avez un problème, il existe des moyens de vous en départir de cette habitude, ou du moins de réduire votre consommation. Vous vous sentirez mieux physiquement et mentalement, et vous aurez plus d'énergie pour faire les choses que vous aimez, avec les personnes qui vous sont chères. En résumé, cela implique:

  1. Réfléchir à pourquoi vous buvez et commencer à traiter les raisons derrière votre consommation d'alcool.

  2. Comprendre vos habitudes de consommation d'alcool; changer vos routines peut faciliter la réduction de votre consommation.

  3. Trouver des moyens pratiques de boire moins, y compris faire face à la pression de vos amis.

  4. Apprendre d'autres façons de gérer les problèmes émotionnels qui vous poussent à boire.

Prochaines étapes

  • Apprenez à gérer votre consommation d'alcool.

  • Si vous vous inquiétez de la consommation d'alcool de quelqu'un d'autre, apprenez ce que vous pouvez faire pour aider.